Un virus qui peut coûter cher

Viruscher

Attention, c'est un e-mail que je viens de recevoir sur ma messagerie. Si vous suivez les instructions qui s'y trouvent, vous risquez de le payer très cher.

Le mieux est de l'ignorer. Hélas, cela ne vous empêchera pas de subir une nouvelle attaque :

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"Si vous recevez dans les prochains jours une enveloppe de ce modèle, NE L'OUVREZ SURTOUT PAS ! L'EMBALLAGE HERMÉTIQUE PLASTIQUE VOUS PROTÈGE !

Elle contient un des meilleurs programmes jamais créés pour vider votre compte bancaire.

Ce virus sévit aussi dans d'autres pays, mais le nôtre est l'un des plus touchés.

On vous aura prévenus, alors, si vous vous faites avoir, ne vous plaignez pas."

La seule solution :

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(petit clin d'œil à ma môman, qui m'a mis en garde contre ce dangereux virus)

Internet met les vieux espions à la porte

On imaginait les agents des services secrets britanniques manier avec facilité des montres à rayon laser et télécommander brillamment leurs voitures à l'aide de leur téléphone portable. Ben c'est à peine s'ils savent envoyer un email. En tout cas, certains en sont à un stade si désespéré que la direction du MI5 (le contre-espionnage) ne leur propose pas des formations, mais carrément la porte, comme l'annonçait la semaine dernière The Telegraph. Un article presque intégralement traduit ici en français (sans aucune citation de la source, d'ailleurs).

Le MI5 embauchera donc de nouveaux agents, qui savent déjà utiliser Internet, Facebook, Twitter, etc. D'accord, mais est-ce qu'ils savent sauter d'une falaise à moto pour s'introduire dans un avion en vol et en reprendre les commandes ?

Parce que ça, La Notice de l'Internet ne l'enseigne pas. J'avoue. Mais je propose mes services à sa Majesté pour remettre ses vieux James Bond à niveau. Si c'est accepté, je lance The Manual of the Internet. Ben pourquoi pas ?

 

Photo : Flickr / Stéfan

Le fake qui fait que t'as l'air d'un cake

Je ne sais pas si vous devriez croire ce qui est écrit sur ce blog aujourd'hui. C'est le 1er avril et tout le monde raconte n'importe quoi. Bref, c'est "fake" à tous les étages.

"Fake" est donc naturellement notre mot du jour. Il signifie "faux". Il rime avec "cake".

Je m'interromps pour laisser la place à une annonce Google.

Parleranglais

Voilà, voilà. Donc, puisqu'on parlait du "hoax" très récemment, le "fake" est son cousin. Si vous craignez d'avoir affaire à un hoax et qu'en vérifiant (un bon réflexe digne des lecteurs de La Notice de l'Internet ) vous tombez sur un expert qui clame qu'il s'agit d'un "fake", vous saurez à quoi vous en tenir. Sauf si c'est l'expert qui est un "fake". Enfin bon, vous avez probablement compris.

Pour finir (oui, déjà), attention, le "fake" peut être bien imité, réalisé par des amateurs, pour plaisanter :

ou dans un but sérieux, par des professionnels et mal fichu :

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Pour ceux qui ne connaîtraient pas Emma Watson, l'héroïne de "Harry Potter", elle a normalement deux jambes complètes quand on ne retouche pas ses photos comme un goret sur Photoshop.

Photo principale : Flickr / Roberto Rizzato

Hoax : Oh qu'c'est toxique ce truc-là !

http://www.flickr.com/photos/zetrules/3137584534/

"Qui veut mordre à l'hameçon ?"


Vous ne le savez peut-être pas, mais sur Internet, vous êtes des proies. Relâchez un instant votre attention et c'est fichu ! Par exemple, vous avez toujours eu le cœur sur la main et voilà qu'un message arrivé dans votre boîte mail vous propose d'offrir une greffe de rein à la petite Dolores si vous transmettez l'appel à l'ensemble de vos contacts. Un moment de faiblesse et vous tombez dans le panneau.

Vous pensez qu'on ne vous aura pas par les bons sentiments ? Très bien, mais si vous êtes un brin parano, c'est peut-être ce message qui vous informe qu'un terrible virus informatique compte signer l'arrêt de mort de votre PC que vous allez transférer à tour de bras. Ou peut-être serez-vous dupé par ce mail qui vous promet une caisse de champagne si vous faites suivre à tout votre carnet d'adresses…

Dès que vous commencez à utiliser une adresse e-mail, vous êtes sous la menace de cet ennemi sournois, roi du foutage de gueule : le hoax. En français, on dit "canular". Mais en français, on parle souvent anglais quand il s'agit d'informatique, alors hein… "Hoax" dérive du verbe "hocus" ("tromper") qu'on entend dans la formule de ces vieux fourbes de magiciens : "hocus pocus". C'est sans doute pour cela que les "hoaxes" sont si souvent abracadabrants.

Ta-dam !

Hum, mais continuons, si vous le voulez bien. La menace du "hoax" vous oblige à rester attentif. Mais, sachez-le, vous n'êtes pas démuni. Il existe quelques astuces pour se protéger (rappelons que le "hoax" n'attente pas directement à votre santé ni à vos finances, mais qu'il peut tout de même fortement vous ridiculiser). Quelques éléments permettant de repérer le canular sont énumérés ici. Notez bien que les "hoaxes" cherchent à vous faire transférer le message au plus grand nombre de personnes possible, afin que vous perdiez tout crédit auprès d'un maximum d'amis et de relations de travail.

Le "hoax" ne sert à rien d'autre qu'à pourrir les boîtes mail

Le "hoax" avance souvent masqué avec la subtilité d'un enfant qui se cache derrière son doigt. S'il est écrit en gros "CECI N'EST PAS UN CANULAR", devinez quoi ? C'est un canular !

Petite astuce de la Notice de l'Internet : avec l'habitude, vous constaterez que les "hoaxes" vous parviennent généralement des mêmes personnes, particulièrement douées pour tomber dans le premier panneau venu. Faites-leur lire ce billet et, si ça ne suffit pas, répondez à leur prochain mail du même genre, avec copie à tous leurs contacts, que la petite Dolores a dû recevoir une bonne douzaine de reins depuis cinq ans que ce message est répercuté par des abrutis comme eux. Normalement, vous ne devriez dès lors plus recevoir aucun canular de leur part. Plus aucun message du tout, d'ailleurs.

Parfois, tout de même, le "hoax" est vicieux et se pare des atours de la réalité. Dans ce cas, confiez votre embarras aux spécialistes de la chasse au canular. Ces deux sites - Hoaxbuster et Hoaxkiller - auront probablement repéré la supercherie avant vous, profitez-en !

Pour finir, une parodie de "hoax" par quelqu'un que ça a apparemment un peu énervé.


Photo 1 : Flickr / zetrules
Photo 2 : Flickr / Mr.B

Maintenant, le geek, c'est chic


Pour comprendre l’Internet, il faut en maîtriser le langage. Mettez-vous donc à l’anglais !

Holà, ne partez pas, je plaisantais. Enfin, à moitié seulement, mais bon…

De toute façon, l’anglais ne suffit pas. Internet trimballe avec lui une tripotée de mots bizarres que je vous propose de décrypter. Aujourd’hui, commençons par "geek". Cela se prononce "guique", un peu comme une contraction de Guy et de Lux mais sans "lu" ni "se". Hum, laissez tomber.

Il y a peu encore, "geek" était une insulte visant à désigner l'obsédé d'informatique, le rat de bibliothèque version numérique, celui qui couche avec son ordinateur, résout des Sudoku de 81 cases en 3 minutes, voire calcule instantanément le nombre d'allumettes que vous venez de faire tomber au sol. Grosso modo, ça :

Geek

Selon l'Oxford American Dictionary, le mot vient de "geck" ou "gek" qui en moyen haut allemand et en néerlandais signifie "fou". Le terme "geek" s'est ensuite imposé aux Etats-Unis au XIXe siècle dans les foires à monstres où le "geek" "se tenait généralement nu ou vêtu de peaux de bêtes dans une cage, couvert de boue, et rugissait et secouait les barreaux de la cage pour effrayer les visiteurs ayant payé pour le voir. On le présentait comme le chaînon manquant, comme l'homme sauvage capturé en forêt" (merci Wikipédia).

Tout ça, c'est du passé. Aujourd'hui, le mot "geek" a évolué. Des gens très respectables osent se dire publiquement "un peu geek". Vous noterez certes le "un peu", mais le terme évoque maintenant davantage le passionné de nouvelles technologies ultra-connecté, iPhone en main du matin au soir, tenant informés de sa vie trépidante des centaines ou des milliers de contacts via un flux incessant de messages, photos et vidéos. A l'affût des tendances, le "geek" s'en trouve convoîté par tout ce qui est fabricant de produits un peu high-tech. Bref, il est populaire. Tout comme son pendant féminin : la "geekette", qui possède elle aussi tous les derniers produits d'Apple et consorts. Mais en rose. Apparemment, c'est sa seule couleur autorisée.

Attention, l'asocial féru d'énigmes mathématiques et de conversations exclusivement consacrées au système d'exploitation de son ordinateur existe toujours. Mais on l'appelle désormais surtout "nerd" ou "nolife" (ce qui veut gentiment dire qu'il "n'a pas de vie")

 

Photo 1 : Flickr / Julia Roy

Photo 2 : A. Nonyme

"L'Internet, pour moi, c'est du chinois !"

Chinese

Si vous vous faites la réflexion ci-dessus, vous allez être heureux ! Car La Notice de l'Internet va désormais aborder une partie essentielle de l'apprentissage du Web : le vocabulaire. L'internaute moderne est désormais encore plus incompréhensible qu'un médecin ou un notaire, mais nous relevons le défi : dans quelques semaines, vous saurez tout de ces mots étranges qu'il emploie.

Comme l'Internet d'aujourd'hui est participatif, je vous invite à poser vos questions et laisser des suggestions dans les commentaires ci-dessous.

A très vite !

Photo : Flickr / malias

Un (beau) geste gratuit

Souvenez-vous, l’année dernière, j’avais commencé à vous parler de la gratuité sur Internet. Et donc de publicité ou d’arrière-pensées marketing. Oui mais je n’avais pas évoqué ce qui confine au sublime : la gratuité pure, la beauté du geste.

Car ça existe ! J'en suis sûr, vous avez déjà dû assister impuissant à la défaite de l'Homme devant la technologie, ce moment de profond désespoir où cette espèce de saleté de screugneugneu de #@§&!% d'ordinateur décide de s'affranchir de la volonté de son utilisateur et d'afficher avec insolence des messages d'erreur incompréhensibles en lançant de retentissants "Ding". Dans ce cas, Google est votre ami et vous allez piteusement lui raconter que "problème PC". Oui, car dire à Google : "Mon pote, j'ai un grave problème avec mon PC, vois-tu !" ne sert à rien. Allez droit au but !

Vous serez alors bien content de voir 1) qu'il y a des gens qui souffrent des mêmes difficultés que vous 2) qu'il y a des personnes qui viennent répondre aux questions des égarés de l'informatique. Si, si, cliquez ici, par exemple.

Ils répondent même quand le message laisse transparaître l'émotion de celui qui appelle à l'aide.

Mais il y a encore mieux : il y a ceux qui passent des heures devant leur ordinateur pour offrir au monde des tutoriels, ces guides expliquant comment utiliser tel ou tel logiciel et qui viennent sauver du naufrage le lecteur dépressif du "Guide de démarrage" fourni avec ledit logiciel et traduit du chinois au français en passant vraisemblablement par le wolof, le danois, l'azerbaïdjanais et le farsi.

Vous voulez apprendre à embellir un visage avec Photoshop? On vous y aide ici. Vous souhaitez découvrir le logiciel de montage vidéo Final Cut Pro ? Pas de problème, la solution est . [Euh, sinon, vous pouvez aussi apprendre à faire un nœud de cravate (très pratique, je le ressors à chaque mariage)].

Un mode d'emploi gratuit, c'est bien, mais un logiciel gratuit, c'est encore mieux. Par exemple, Firefox, le navigateur web avec lequel vous êtes peut-être en train de lire ces lignes. Si vous utilisez Internet Explorer, cliquez ici. Firefox est un logiciel libre : développé par des bénévoles qui ont accès à son code source (sa structure) et peuvent ainsi travailler à l'améliorer constamment. C'est aussi le cas de Linux, qui propose une alternative au système d'exploitation Windows, ou d'OpenOffice, qui permet de ne plus payer une fortune (ou de ne plus pirater) Word, Excel et compagnie.

Forcément, cela suscite de vilaines rancœurs (de la part de Microsoft, notamment). Mais, c'est le prix à payer de la subversion. Car, comme l'écrit François Schreuer sur son site, "les gratuités ont (…) une dimension fondamentalement subversive en ce qu’elles montrent ou rappellent qu’il existe d’autres formes d’échanges que le marché et d’autres modes de relations entre humains que la concurrence."

Photo 1 : Flickr / art makes me smile
Photo 2 : Flickr / Gibson Claire McGuire Regester
Photo 3 : Flickr / Mackley ॐ

Parents contre Transparents

Eh ben voilà, La Notice de l'Internet passe en 2010. Bonne année, lecteur adoré ! (le singulier n'est pas forcément à prendre au pied de la lettre, vous pouvez venir à plusieurs)

En 2010, ce site compte poursuivre sa mission de service public : expliquer l'Internet à ceux qui s'estiment largués et à ceux qui veulent le connaître mieux.

Pour commencer l'année, j'ai envie de pointer votre attention vers un article paru sur lemonde.fr et intitulé « Vie privée : le point de vue des "petits cons" ». Vous noterez le titre moyennement Beuve-Méry. Commençons tout de suite par ce qui ne va pas, comme ça vous serez fixés : c'est long (6 pages) et toutes les références ne sont pas faciles à saisir. Mais bon, c'est dimanche, vous avez le temps, et surtout, c'est très très intéressant. Et puis, cet article est signé Jean-Marc Manach, qui est un spécialiste des questions de vie privée et de surveillance sur Internet.

Voici pourquoi il faut le lire :

Parce qu'il remet en cause la vision simpliste de la jeunesse sur Internet : de jeunes abrutis qui n'ont plus aucune pudeur et dévoilent tout de leur vie privée sans penser que ça leur reviendra dans les dents.

Les jeunes qui se dévoilent, voire s'exhibent, sur Internet vivraient en quelque sorte leur "Mai 68 numérique", une sorte de révolution libératrice à laquelle s'opposer serait faire figure de "vieux cons" : "La génération des parents voit cette transparence comme un cauchemar. Elle a grandi à l’ombre de Mac Carthy et des espions de la CIA, et est plutôt paranoïaque dès qu’il s’agit de partager des données personnelles, de passer à la banque en ligne ou même d’acheter un livre sur Amazon."

http://www.flickr.com/photos/madame_kitty/3200433798/in/set-72157622089730093/

Symbole du fossé générationnel, cette anecdote : "Josh Freed raconte ainsi qu’à peine rentré de vacances, son fils mit en ligne toutes les photos de famille, en maillot de bain, avant que sa mère, l’apprenant, ne les en retire ''plus rapidement qu’un censeur du gouvernement chinois'."

Les jeunes auraient "d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la ''société de surveillance', qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui, parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée".

Rien que des vieux jaloux !

Pour ces ados, Internet, ce n'est pas l'endroit où on va pouvoir tout surveiller de ce qu'ils font, mais au contraire l'endroit où parents et enseignants ne sont pas derrière leur dos, trop largués qu'ils sont avec ces nouvelles technologies. Et les adultes, ces "vieux", seraient peut-être même jaloux de tous ces moyens d'expressions qu'ont leurs enfants. "Qu’avions-nous ? Des centres commerciaux et des parkings ? Ce n’est rien en comparaison de ce à quoi ils ont accès, et nous en sommes malades."

Et si ces jeunes exhibitionnistes savaient ce qu'ils faisaient ? Se montrer, oui, mais apprendre à le faire sous un jour positif, tirer avantage de la transparence : pour se faire des amis, des relations sexuelles ou professionnelles.

Ils auraient conscience de parler à un auditoire et de devoir contrôler ce qu'ils disent. Ils développeraient une carapace : "Ils sont habitués au flaming (engueulades et insultes en ligne, Ndlr). Cela explique sans doute le peu de cas qu’ils font de 'ta gueule !' et 'va chier !'"

Ce passage est particulièrement intéressant : "En ce sens, les adolescents sont confrontés aux mêmes types de problèmes et précautions que les hommes politiques et les 'people' : ils sont, eux aussi, devenus - au sens littéral - des personnalités publiques. A ce titre, ils ont aussi adopté les mêmes réflexes que les célébrités, et savent donc qu’il vaut mieux tenter de profiter de l’attention de ceux qui s’intéressent à vous, mais aussi devancer l’appel en contrôlant votre communication plutôt que de voir quelqu’un d’autre le faire à votre place, et donc risquer d’en faire les frais."

A l'avenir, c'est cette génération qui aura le pouvoir économique. Ce sont ces gens qui seront chargés du recrutement dans les entreprises. "Ils penseront peut-être que le fait de ne pas avoir une photo de vous quelque part lorsque vous étiez jeune est une bonne raison de ne pas vous engager."

Voilà, c'est donc à lire ici.

Photo 1 : Flickr / Striatic
Photo 2 : Flickr / Madame Kitty
Photo 3 : Flickr / Kaptain Kobold

Internet se développe mobile en tête

Internet_mobile

J'ai une pensée émue pour tous mes lecteurs qui se sont acheté un ordinateur juste pour pouvoir découvrir le Web grâce à La Notice de l'Internet (ils sont nombreux !) Car en fait, un téléphone aurait suffi. Et puis ça aurait été plus visionnaire. En effet, une étude prédit que dans cinq ans, plus de la moitié des gens qui iront sur Internet le feront depuis un téléphone portable. Eh oui !

A l'heure actuelle, il y a 1,6 milliard d'internautes dans le monde. Et 4,1 milliards de téléphone. Lorsque tous ceux-ci seront capables d'aller sur Internet, ce sera un raz-de-marée. En plus, alors que les ordinateurs restent difficilement accessibles dans les pays les moins développés, les téléphones portables, eux, se répandent un peu partout. Ils pourraient ainsi faciliter l'accès de l'Afrique à Internet. Chic, encore plus de chances de recevoir des tentatives d'arnaque par mail depuis le Nigeria ! (Oups, désolé)

Pour en savoir plus, cliquez sur "Pour en savoir plus" (pas celui-là, le premier)


Photo avant retouche : Flickr / freeparking

Tous ceux qui veulent changer le Net, venez marcher, venez chanter…

Lipdaube

Petite pause dans mon édifiante série sur la gratuité. Pour vous parler de la secousse Internet de cette fin de semaine : le lipdub de l’UMP. Pour ceux qui ne se souviennent plus de ce qu’est un lipdub, voyez là.

Sur Internet, les commentaires qui ont suivi ce lipdub n’ont pas manqué et j’hésitais donc à en rajouter. La raison pour laquelle je me décide à l’évoquer, c’est que je viens de lire un billet de blog intéressant sur le sujet.

Résumons donc rapidement : les jeunes de l’UMP – les Jeunes Populaires – ont convié plusieurs ministres et représentants de l’UMP à faire semblant de chanter sur un fond sonore d’une mièvrerie que même Disney n’assumerait pas. La preuve ci-dessous (mais attention, la guimauve musicale, ça colle aux oreilles)

Sur Internet, on n’avait pas autant ri depuis le site Internet de Ségolène Royal.

Néanmoins, ce clip est loin d’être innocent. Sylvain Lapoix, journaliste chez Marianne, y voit le message suivant : "l'UMP fait l'actualité, maîtrise l'ordre du jour et dicte leurs unes aux médias". A vous de voir si vous partagez cette analyse, clairement connotée à gauche.

Le billet de blog qui me fait écrire ce message vient, lui, d'un observateur politique plutôt classé à droite : Authueil. Selon lui, peu importe ce que font les Jeunes Populaires sur Internet, ils se font démolir, juste parce qu'ils sont UMP. Du coup, leur seul objectif aurait été de faire parler d'eux. Le fameux buzz dont je parlais ici il y a quelques semaines. Pour Authueil, le but de la manœuvre pourrait même être extrêmement retors : laisser les internautes se déchaîner contre le clip de l'UMP pour montrer que sur Internet on ne sait faire que cela, lancer des anathèmes, injurier, traîner dans la boue… Et que le prochain projet gouvernemental de régulation de ce vil Internet n'en sera que plus salutaire !

Excessif ? C'est possible, et c'est d'ailleurs ce qui fait l'intérêt des bons blogs et qu'on oublie parfois : ils sont ouverts aux commentaires et je vous invite donc à lire aussi les réponses qu'Authueil reçoit à son billet. Vous pouvez également laisser des commentaires sur le mien.